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mercredi 10 août 2005
par  ps
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Lors de la première publication, en 2004, de ce site j’écrivais à propos du groupe Informations et Correspondance Ouvrières "il n’existait rien sur Internet à propos de ce que fut ce groupe qui eu une place originale dans la nébuleuse "gauchiste" des années 60". Ce n’est plus le cas. Un gros travail a été fait sur le sujet des gauches radicales.

Pour ceux que cela intéresserait je ne peux que leur conseiller, les encourager à aller sur ce site qui publie des "Fragments d’Histoire de la gauche radicale Archives et sources de la gauche radicale et/ou extraparlementaire"

J’ai moi même à cette époque participé à un certain nombre de réunions, qui avaient lieu dans un café parisien. J’en ai gardé un souvenir respectueux, envers ces personnes qui tentaient de réfléchir à contre courant. Je leur dois une grande partie de ma formation politique.

Pour ma part j’ai donc retrouvé et publié ici, ce que d’autres ont dit sur ce groupe, soit de façon universitaire comme le texte de Richard Gombin, soit de façon militante (!) comme deux textes de l’Internationale Situationniste.

A propos de ces deux textes, j’assume la responsabilité de leur re-publication. (il y a prescription..) Non que j’adhère à leurs thèses, mais je trouve qu’ils reflètent bien l’atmosphère de cette époque. J’étais présent quand le premier texte de l’I.S. fut lu en réunion. Ce devait être vers la fin 66. Dire que ce langage nous était étranger, est un euphémisme. Il s’agissait alors pour moi, jeune ouvrier, d’un dialecte extra terrestre. Et je pense qu’il en fut de même pour les autres. Si je m’en souviens bien, ce n’était pas seulement dans la forme mais aussi dans le ton. A la relecture, c’est bien de cela qu’il ressort. I.C.O. et I.S. n’avaient pas la même attitude par rapport à ce qu’ils disaient. Même si sur le fond, ils pensaient tous les deux avoir raison, le mode d’expression situationniste était complètement étranger aux ouvriers et employés que nous étions. Il ne pouvait être reçu. La parole situationniste relève en grande partie d’une forme d’art. La violence qu’elle renferme, reflète bien la violence de la société à laquelle elle se heurte, et le désespoir qui en rejailli.

P.S.

Dans l’héritage d’ I.C.O. un groupe s’est formé il y a déjà quelques années, il s’agit d’Echanges et Mouvement.