ll n’existe rien sur Internet sur ce que fut ce groupe qui eu une place originale dans la nébuleuse "gauchiste" des années 60.
Il n’existe rien, d’écrit par les acteurs de ce groupe. Je le déplore. J’ai moi même à cette époque participé à un certain nombre de réunions, qui avaient lieu dans un café parisien. J’en ai gardé un souvenir respectueux, envers ces personnes qui tentaient de réfléchir à contre courant.
J’ai donc retrouvé et publié ici, ce que d’autres ont dit sur ce groupe, soit de façon universitaire comme le texte de Richard Gomblin, soit de façon militante (!) comme deux textes de l’Internationale Situationniste.
A propos de ces deux textes, J’assume la responsabilité de leur re-publication. (il y a prescription..) Non que j’adhère à leurs thèses, mais je trouve qu’ils reflètent bien l’atmosphère de cette époque. J’étais présent quand le premier texte de l’I.S. fut lu en réunion. Ce devait être vers la fin 66. Dire que ce langage nous était étranger, est un euphémisme. Il s’agissait alors pour moi, jeune ouvrier, d’un dialecte extra terrestre. Et je pense qu’il en fut de même pour les autres. Si je m’en souviens bien, ce n’était pas seulement dans la forme mais aussi dans le ton. A la relecture, c’est bien de cela qu’il ressort. I.C.O. et I.S. n’avaient pas la même attitude par rapport à ce qu’ils disaient. Même si sur le fond, ils pensaient tous les deux avoir raison, le mode d’expression situationniste était complètement étranger aux ouvriers et employés que nous étions. Il ne pouvait être reçu. La parole situationniste relève en grande partie d’une forme d’art. La violence qu’elle renferme, reflète bien la violence de la société à laquelle elle se heurte, et le désespoir qui en rejailli.
P.S.
Dans l’héritage d’ I.C.O. un groupe s’est formé il y a déjà quelques années, il s’agit d’Echange et Mouvement.